Minorités, peuples autochtones et sexospécificité
12 February 2006
A4, 48pp, ISBN 1 904584 39 X
Alors que la discrimination dont souffrent les femmes est généralement reconnue, les femmes qui appartiennent à des groupes minoritaires ou autochtones sont particulièrement marginalisées.
De même que les hommes de leur communauté, elles ont des difficultés à accéder au pouvoir politique et sont en butte à des pratiques discriminatoires en ce qui concerne leur accès aux services et aux droits. Elles doivent cependant, en tant que femme, faire face à ces problèmes qui s’ajoutent aux autres.
Le but de ce rapport, Minorités, peuples autochtones et sexospécificité est double : il vise à encourager ceux et celles qui travaillent dans le domaine des droits des minorités et des peuples autochtones à envisager ces questions sous l’angle de la sexospécificité et, par ailleurs, à inciter ceux et celles qui travaillent sur l’égalité des sexes et des droits des femmes, à incorporer des activités relatives aux minorités et aux peuples autochtones dans leurs travaux.
Ce rapport est écrit par Fareda Banda et Christine Chinkin, toutes deux spécialistes de droit international et de sexospécificité. Le rapport envisage les questions sous l’angle du droit international dans une perspective de sensibilisation et pour convaincre. Il présente d’abord les concepts de base et les instruments internationaux des droits humains qui sont pertinents. Puis, à l’aide d’exemples et d’études de cas glanés à travers le monde, les auteurs montrent comment la discrimination fondée sur le sexe s’entrecroise avec d’autres formes de discrimination et leur impact sur la vie de certaines minorités et de certains peuples autochtones. Ce rapport souligne quelques questions clés pour les minorités et les peoples autochtones et propose une discussion nuancée sur la notion de culture – qui peut être une force positive mais également négative pour les droits humains des femmes. Le rapport se conclut par une série de recommandations.
Ce rapport constitue une lecture obligatoire pour toute personne qui s’intéresse à la question de la sexospécificité et des droits des minorités et des peuples autochtones.
